Pourquoi ce blog ?

Marie* est ma grande soeur. Elle est la maman de plusieurs enfants, dont certains sont encore petits. Je ne donnerai pas leurs âges.

Ses enfants, elle les a eus avec un homme qui est ce qu’on appelle un tyran domestique : c‘est le genre d’homme qui construit un foyer pour y réaliser son fantasme de toutes puissance et de contrôle total sur des êtres humains. Il ne s’est évidemment présenté comme ça, sinon elle ne l’aurait pas épousé. Lorsqu’il l’a rencontrée, il s’est présenté en prince charmant comblant tous ses besoins et rêvant faire d’elle une femme heureuse. Une fois engagée, elle a vu le visage de cet homme progressivement changer, jusqu’à ce que son quotidien ne soit plus fait que d’ordres, de tâches domestiques, de privations de liberté, de renoncements et d’isolement.

Vue de l’extérieur, elle est une femme aimante, qui appelle son mari « mon homme » et voue sa vie entière à le combler. C’est en tout cas ce que diraient les enseignants des enfants, les commerçants où elle a ses habitudes, les connaissances du quartier. La réalité, plus sombre, est celle d’un enfer domestique. La violence et la domination constituent son quotidien depuis plusieurs années. Des années où je ne la vois plus car je menace le pouvoir de ce tyran : c’est isolée qu’elle est facile à manipuler et contraindre. Des années qu’elle cache quel est son sort quotidien parce que cet homme a dû la convaincre qu’elle n’y pourra rien, parce qu’elle en conçoit peut-être de la honte, à tort bien sûr. Des années que pour l’isoler, son mari la monte contre ses proches, contre toute personne susceptible de la soustraire à cet enfer : famille, amis, connaissances.

Voici mon projet : créer les conditions pour qu’elle ait le choix. Réunir les ressources dont elle pourrait avoir besoin pour quitter son conjoint violent. La sécurité, c’est donc une nouvelle vie, à un endroit où il ne peut pas la trouver. Une fois ces ressources réunies, je vais l’informer qu’elles sont à sa disposition, si elle le souhaite. Ainsi, si son vœu est de partir mais qu’elle renonce faute de ressources, cela peut aider à faire évoluer sa décision.

*prénom d’emprunnt

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *